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On joue ! Serious game en classe

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Article publié pour la première fois le 5 juin 2012

 

Je vois fréquemment des références aux jeux sérieux sur les réseaux sociaux et depuis longtemps je voulais expérimenter cette approche pédagogique. Hélas, il existe peu de témoignages d’une utilisation de ces supports en classe. Les discours restent souvent au niveau du souhait ou de « ce que l’on pourrait faire ». Je me suis donc lancé en cinquième avec le jeu « Halte aux catastrophes« .

 Jouer en travaillant ou travailler en jouant.

Ayant l’image d’un professeur sévère voir autoritaire mes élèves ont cru à une blague de mauvais goût dont je suis coutumier. Passé quelques instants, ils furent bien obligés de se rendre à l’évidence, ils étaient face à un jeu vidéo.

L’activité (disponible ici) constitue mon accroche de cours (disponible ici) sur le chapitre consacré aux risques en 5ème. Le but du travail est de faire découvrir aux élèves les dispositifs préventifs et le coût matériel et humain d’une catastrophe. Pour que le jeu reste un travail, j’ai décomposé le travail en 3 temps. Le élèves doivent réaliser deux scénarios avat de compléter un graphique de synthèse sur la gestion des risques naturels.

 Un scénario pour apprivoiser le jeu, un scénario pour travailler

Pour construire l’activité, je e suis inspirer de mon comportement face à un nouveau jeu. Je commence toujours par un scénario durant lequel je teste le jeu. En général, j’abandonne la partie pour vraiment commencer à jouer. J’ai repris ce principe pour mes élèves d’où le choix de leur faire jouer deux scénarios. Cette option s’est révélée judicieuse car la plupart des élèves ont connu un échec lors du premier scénario mais ont réussi le second.

 Bilan

J’ai testé la situation pédagogique avec deux groupes très différents. Le premier est un groupe de bons élèves ou d’élèves sérieux malgré des difficultés. Le second est une classe plus vivante et moins scolaire (deux doux euphémismes). Initialement, le premier groupe fut le plus déstabilisé avant de s’approprier l’activité et d’en tirer pleinement profit. Ce groupe n’a jamais considéré qu’il s’agissait d’un jeu mais d’une activité différente de ce que nous faisons habituellement. Le second groupe s’est posé moins de questions et est resté sur la notion de jeu. La difficulté a été de les faire passer du jeu à la construction de connaissances. Pour eux, il a fallu que nous ne soyons plus devant les ordinateurs pour que le passage du jeu aux connaissances s’opère.

 

Illustration: unsplash, Pawel Kadiszc

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